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L’histoire de l’Hôtel de Castiglione Paris

L’ Hôtel de Castiglione Paris est un établissement 4 étoiles, de 100 chambres, qui a su préserver son charme au fil du temps. La Comtesse de Castiglione aimait ce quartier chargé d’histoire, qui voit en 1932 la construction de notre hôtel, le « grand château » ( « Castiglione » en italien), par l’architecte Charles SICLIS.

L’ Hôtel de Castiglione Paris vous présente Charles Siclis (Paris 1889, New-York 1942)

Cet architecte français, né à Paris en 1889, est le fils d’Ephraïm Rosinsky Ziclis, chanteur lyrique à la Scala de Milan et d’Esther, médecin à l’institut Pasteur. Il fait ses études à l’École des beaux-arts de Paris, où il étudie à l’atelier de Jean-Louis Pascal, Prix de Rome, à qui l’on doit notamment 37 années de travaux sur les intérieurs et les extérieurs de la Bibliothèque Nationale de France (salle Ovale, salon Voltaire, salle des périodiques, grand escalier d’honneur,…).

FACADECharles Siclis est diplômé en 1920, l’année du décès de Jean-Louis Pascal. En 1925, Membre de la Société des Artistes décorateurs, il participe à l’Exposition des Arts décoratifs et industriels modernes, en réalisant le pavillon des magasins de la Place Clichy sur l’Esplanade des Invalides et la cour des artistes décorateurs, présentant des groupes statuaires de sculpteurs tels que Benon, Chauvel, Chauvet, Navarre ou Popineau.

Puis il installe ses ateliers à Paris, Biarritz et Nice d’où il suit les nombreuses commandes que lui passent les personnages les plus illustres du Gotha de l’époque, pour lesquels il réalise de nombreux hôtels et villas à Paris, sur la côte d’azur, la côte basque et la région d’Arcachon, à l’architecture tantôt moderne, régionaliste ou art-déco, mais toujours remarquablement épurée.

On note les villas de M. Mc Williams à Biarritz ou de Mme Marthe Régnier à Ilbaritz, à Arcachon celles du Duc Decazes et du Baron Philippe de Rothschild, son ami et mécène qui lui commande en 1926 la réalisation du grand chai de Mouton-Rotschild, une salle de 100 mètres de long sans aucune colonne, une mise en scène théâtrale de ce cru prestigieux, première du genre et toujours première destination touristique de la région bordelaise.

Il réalise des théâtres à Paris : le théâtre St- Georges en 1928, puis le théâtre des Mathurins en 1929. Et la même année le plus réussi de l’époque : le théâtre Pigalle (1929), plus tard détruit pour laisser place à un garage, et encore le cinéma Paris- Soir.

Toujours à Paris, son travail est aussi remarqué avec la réalisation de cafés (dont le Chiquito en 1927 et le Colisée en 1932 sur l’avenue des Champs-Elysées), d’un hôtel (l’Hôtel de Castiglione sur le Faubourg St-Honoré), de boutiques de luxe (la parfumerie Isabey en 1928), de mobilier (chaise « cantilever » en 1935)…

Casa Serralves Charles SiclisSon activité ne s’arrête pas à la France, puisqu’on le retrouve associé à la réalisation de la Casa Serralves à Porto et à celle du « gran edificio Paris-Madrid ».

Et enfin il dessine aussi des camouflages utilisés par l’armée française pour protéger des dépôts de munitions et des usines d’armement. Lorsque la 2ème guerre mondiale éclate, fuyant la persécution nazie, il part à New-York et offre ses méthodes « secrètes » à l’armée des Etats-Unis (selon sa nécrologie dans les archives du New-York Times).

Il continue à exercer son métier avant d’y mourir, âgé de 53 ans. Il est enterré au Saint-Mary’s Cemetery de Yonkers, comté de Westchester, Etat de New-York.

A travers plus de 50 villas, 18 théâtres, et de nombreux hôtels, cafés et cinémas en France et en Amérique du Sud, Charles Siclis laisse une abondante production rencontrant tour à tour le style Art-Déco, l’architecture régionaliste, le mouvement moderne, où à chaque fois son sens